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Halte à l'intellectualisme primaire, gloire aux actes viscéraux. J'ai enfin mis mon cerveau en jachère pour mes trois derniers articles,
loin de moi l'idée de ne pas porter de l'intérêt a ce que j'écris mais bien plus de prendre du plaisir à lire le désespoir sur les mines déconfites de mes collaborateurs. Ceci dit... Que la
chaire exalte !
Faster, Pussycat Kill ! Kill ! est le film de Série B par définition, j'étais un peu perplexe au début du film, le narrateur étant un peu… mais il m'en aura fallu peu pour m'imaginer en 1950 dans un
drive-in a siroté un milk-shake, il faut dire que l'évocation seule du mot drive-in m'enthousiasme. Au-delà de ces premières sensations - qui ne vous aide pas vraiment à apprécier la qualité de
ce film - Faster, Pussycat Kill ! Kill ! comme son nom ne l'indique pas est l'histoire de trois amazones, trois grandes gueules a qui il ne vaut mieux pas chercher des noises... - Vous
me trouvez désuète ? C'est volontaire. - se livrent à un véritable rodéo en plein désert, à bord de leurs bolides.
(Feu) Russ Meyer confiait aimer les scènes de Gonzo crues, les femmes
aux attributs mammaires surdéveloppé, aux voluptés physiques bien plus qu'intellectuelle, n'ayons d'ailleurs pas peur de le dire, les idiotes. L'embryon de féministe que je suis tendrait
cependant à démentir cette dernière idée. Je m'explique, dès les premières minutes on sait à quoi s'attendre, un film d'action, en noir et blanc - pas difficile de s'en persuader - et surtout des
femmes dominant ce que j'appellerai aujourd'hui des sous-hommes (Notez ici le développement soudain de mon embryon féministe.) Quel homme misogyne aussi stupide soit-il aurait-il laissé ces
femmes s'épanouir et s'exprimer s'il les trouvait idiote ? Bref, en 1965, l'Amérique encore bien puritaine a du se prendre une grosse claque.

Ce film allie aussi remarquablement bien le mauvais goût - de toute manière toute forme de réalisme est à bannir, il faut regarder ce film comme un fantasme, j'oserai même dire nous laissé
aller à nos vices et réprimer le plus possible tout ce qui nous appelle à une existence civilisée. - et l'humour corsé, chose qu'il ne faisait pas dans ces précédents films bien moins distillés,
beaucoup plus explicite. On est ici au début de l'habilité à transmettre puissamment un message grâce à des scènes de sexe et de violence, art qui n'est pas sans rappeler les images de
Deep Throat, moins adroit tout du moins...
Faster, Pussycat! Kill! Kill! est en quelque sorte le Citizen Kane des films Trash. Je n'utilise pas trash de manière méprisante. Pour moi, un film trash
est un film qui fait appel à notre partie viscérale, instinctive plutôt que purement intellectuelle ou affective. Je trouve que dans la société tout est classé par concept, idée, envie, norme et
il est toujours bon de « s'imposer » ce genre de film afin libéré les nœuds de frustration qui nous tienne au plus profond de notre estomac, lâché prise et savoir accomplir des désirs
qui n'auront sans doute jamais pu s'exalter car nous exerçons sur nous même une pression quotidienne en voulant trop analyser nos faits et gestes. Mais je ne saurais que trop le dire, rien de tel
que l'ivresse qui vient de la transgression. Il ne vous reste plus qu'à vous choisir un pseudo ici, acheté un jean noir, un décolleté qui vous sert tellement que vous êtes au bord de la rupture
d'anévrismes à chaque respiration et vous enfuir sur les routes de Californie en écoutant à fond Run Pussy Cat.
Dizzie (Stacy Hotlick) Gillepsie le 10.03.08
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