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Les questions sont tirés au hasard.
Down in naked city Vous avez fait la Bande Originale d’un film d’Ulrike von Ribbeck, comment s’est passé
votre collaboration ? Aimez-vous davantage travailler avec le cinéma ?
Au Revoir Simone Qui est-ce? Je n'en ai jamais entendu parler... Nous ne savions pas que nous étions sur la
B.O d'un film. Je garde le papier, pour pouvoir me renseigner sur cela.
Down in naked city : De nos jours l’apparence vestimentaire déborde sur la musique, vous portez des vêtements vintage, c'est délibéré ou
c’est juste dû à l’influence de votre musique ?
Erika Forster : Pour moi c'est délibéré, j'ai toujours cherché à me différencier, depuis que je suis petite, je pense que la musique est
toujours notre influent mais dans notre vie privée nous aimons mêler la mode et nos vêtements, le groupe est juste une bonne excuse. C'est plus facile maintenant, car au-delà de la musique, on
peut se permettre de s'habiller plus librement, et sur scène cela crée quelque chose de nouveau.
Heather d'Angelo : Je suis d'accord avec elle, je m'habille un peu comme dans les sixties, et je me dirais vraiment proche de la mode,
je porte d’ailleurs aujourd’hui une robe Agnès B de cette saison.
Down in naked city : Vous avez dit que vos livres sont vos amis favoris, et nous avons lu - avant de découvrir que ce n’était pas vrai -
qu’Au revoir Simone était une référence à Simone de Beauvoir, pour vous quel est le lien entre la musique et la littérature ?
Erika Forster : En effet, le nom du groupe n'a aucun rapport avec cette fabuleuse écrivain française. Concernant notre lien avec la
littérature, je pense qu'il y a lien actuel dans notre groupe...dans le sens d'une abstraction de l'imaginaire. Je pense que les auteurs peuvent vraiment évoquer les beaux moments de la vie et y
voir la beauté ou juste observer et j'essai d'y penser quand j'écris des chansons. J'apprécie faire cela, explorer simplement la vie. Je pense donc sincèrement qu'il y a un lien. Les auteurs
m'influencent beaucoup, la façon de traiter le sujet est similaire. Écrire une histoire, peut être imaginaire ou peut-être réelle. Le lien entre ton imaginaire, ton passée et ta mémoire..
Down in naked city : Et que lisez-vous en ce moment ?
Erika Forster : Notre ingénieur du son nous a acheté une nouvelle un peu trash parlant de filles anglaise qui aime bien découcher, je
lis ça quand je m’ennuie, c’est drôle.
Heather d'Angelo : Nous lisons aussi des choses plus sérieuses et plus sobres.
(L’interview s’interrompt car Heather est fasciné par le bracelet égyptien d’Al Lebror)
Down in naked city : Vous faites actuellement une tournée avec Air, font-il partie de vos influences ?
Heather d'Angelo : Pour moi j’ai toujours aimé leur musique même si je ne possédé pas leur disques, à part le dernier, j’adore leur BO.
Down in naked city : Et quand les avez-vous découvert ?
Heather d'Angelo : Ils sont très connus aux Etats-Unis, et pour être honnête je suis fan du groupe depuis leur premier album j’étais
donc excité quand j’ai appris que nous allions faire une tournée ensemble, c’est vraiment mon groupe préféré.
Down in naked city : Êtes-vous d’accord avec cette partie de la pop qui dit que les paroles doivent retranscrire les relations
humaines ?
Erika Forster : Oui, je pense que les paroles retranscrivent une partie des relations humaines.
Heather d'Angelo : Je ne pense pas qu’ils se doivent de retranscrire les relations humaines bien que les meilleures paroles viennent de notre
expérience, de notre vécu.
Down in naked city : Et qui écrit les paroles ?
Heather d'Angelo : Nous écrivons toutes, que ce soit les textes ou la musique, ce qui est d’ailleurs très intéressant puisque nous
n’avons pas forcément les mêmes idées. Je ne peux pas imaginer un groupe où il n’y aurait qu’un seul écrivain. Il y a trop de pression
Down in naked city : Peut être que dans les autres groupes, les membres se fichent d’écrire les textes ?
Heather d'Angelo : Je ne pense pas qu’ils s’en fichent, ils préfèrent laisser au chanteur la pression d’écrire toutes les chansons
Down in naked city le 17.12.07