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The Dodoz par Sylvie Almeïda 

 

 

Down in naked city : Alors qu'avez-vous pensé du concert ?
 
Jules : Je ne sais pas c'est bizarre, faut pas qu'on en parle trop sinon on ne va pas être drôle, ou du moins de bonne humeur... On a l'impression d'avoir mal joué, et nous sommes responsables. On s'est amusé, mais au final on reste sceptique sur le rendu, c'est d'autant plus rageant que la salle est géniale. On rejoue de toute façon dans cette salle bientôt, avec Bogart and the addictives dans le cadre des « Rockeurs ont du coeur », et on espère mieux faire.
 
Down in naked city : Lors d'une première lecture, on peut trouver vos paroles quelque peu simple, est-ce une écriture dans un cadre introspectif ou plutôt volontairement abstraites afin de laisser une plus libre interprétation au public ?
 
Adrien : Disons qu'elle écrit les paroles pour que ça sonne d'abord sur la musique et pas trop sur le sens. Elle essaye d'avoir des mots simples, c'est-à-dire qu'elle ne va pas s'ennuyer à chercher à mettre un mot poétique ou plus tarabiscoté, mais écrit d'abord les paroles et travaille ensuite le sens. Ainsi, les sonorités sont mises en avant pour faire corps avec la musique.
 
Down in naked city : La première fois que l'on vous a écouté, ce fut grâce à myspace, qu'elle fut l'influence de ce support dans votre ascension? Est-ce les concerts locaux qui vous ont lancé ou ce site de partage communautaire?
 
Adrien : En fait, ce qui nous a vraiment lancé c'est d'être dans le CQFD des Inrocks, c'était avant qu'on ait un myspace, et puis après on a fait des concerts et on en a créé un car on a vu que d'autres groupes en avaient. On est pas un groupe qui a commencé par myspace mais ça nous aide vachement c'est clair.
 
Down in naked city : Justement vous ne jouez pas beaucoup sur Toulouse, n'est-ce pas un inconvénient de faire qu'un concert par mois? Est-ce à cause des études de Géraldine qui est en médecine?
 
Jules : Non, disons qu'on a beaucoup joué sur Toulouse, sept ou huit concerts au Cri de la mouette, cinq fois au Fairfield, on a joué au Havana Café, au Vents du Sud, c’est voulu on ne veut pas trop lasser les gens avec des concerts à répétition.
 
Down in naked city : Vous avez fait une tournée à Londres cet été, avez-vous trouvé une différence majeure entre les publics?
 
Jules : C'est assez incomparable car à Londres nous étions de parfaits inconnus et on jouait dans des petits bars, donc le public présent c’était quelque personne qui nous connaissait par myspace ou des gens curieux qui passaient par-là, il y avait environ à chaque fois une soixantaine de personnes. Et question âge, ce n'était pas celui de notre public habituel, environ vingt ans, il faut dire que beaucoup étaient là pour les autres groupes.
 
Down in naked city : A Toulouse vous avez un public assez jeune, que pensez-vous du mouvement under-age qui s'est développé avec l'engouement des jeunes pour le rock'n'roll ?
 
Adrien : Je n'aime pas trop tous les trucs conceptuels comme ça, ce mouvement est bien, nous connaissons d'ailleurs l'instigateur du mouvement à Londres, c'est quelqu'un de très intéressant, il s'agit d'une bonne initiative, mais faire des concerts pour les moins de 18ans je trouve cela un peu extrême... J'ai peur qu'il y ait une ambiance anniversaire.
 
Down in naked city : Ca fait penser au Showcase des Plastiscines à la Fnac de Toulouse, où tout le monde avait été obligé de s'asseoir... Vous les connaissez d'ailleurs ?
 
Jules : Oui sans avoir joué avec elles, je les connais quelque peu, notamment Louise qui est adorable et intelligente... Sinon nos rapports ne vont pas plus loin.
 
Down in naked city : Vous avez déjà joué avec des groupes que vous n'aimiez pas ?
 
Adrien : Nous avons fait la première partie d'un groupe appelé Canned Heat qui a fait Woodstock, ils font du blues-rock, il n'en reste plus qu'un qui a fait Woodstock... Ce n'est pas naze dans l'absolu. Nous avons aussi fait la première partie de Superbus au Rio Grande à Montauban, qui n'est pas un groupe que l'on apprécie particulièrement, mais ce qui était cool c'était le public, certes il avait dans les 15 ans mais il est préférable à celui de ce soir, il y avait une ambiance et ça sautait dans tous les sens. C'était probablement parce que nous avions des jeans serrés et des guitares, et ils ne se souviendront certainement pas de nous.
 
Down in naked city : En parlant de mode, vous êtes sponsorisés par April 77 ?
 
Jules : Ah! Non ça c’est une rumeur on a juste fait une interview pour eux et ils avaient promis de nous envoyé des vêtements mais on attend toujours. En revanche, Stuck in the sound sont sponsorisé par eux. Cela dit, je ne suis pas contre le fait qu'il m'envoie un jean mais c'est loin d'être un besoin, nous n'avons d’ailleurs aucun pantalon de cette marque. Ça doit être gênant de devoir constamment devoir porter un jean April 77 si on a d'autre envie…
 
Down in naked city : Rock et mode on a toute époque eue une influence réciproque.
 
Adrien : Nous, nous portions des jeans serrés avant de former le groupe étant donné que nous pratiquions le skate. Quand la mode est arrivé beaucoup de personne nous ont critiqués alors qu'a la base tout venait du skate.
 
Down in naked city : C'est par le skate que vous avez rencontré les autres membres du groupe ?
 
Jules : Vincent faisait effectivement du skate avec nous, quant à Géraldine je la connais depuis que je suis en 5eme.
 
Down in naked city : Comment c'est effectué la répartition des instruments et notamment le choix de Géraldine pour la basse ?
 
Jules : Avec Adrien nous avons commencé la musique vers l’âge de 11ans, j'ai commencé à jouer de la guitare donc Adrien a fait de la batterie, de son coté Vincent débutait également la guitare, Géraldine, elle, était musicienne et rêvait d'avoir un groupe, elle a fait du piano, elle chantait. Elle n'a jamais pris de cours. Elle est venue chanter avec nous et c'est à partir de là qu'elle s'est mise à la basse. Elle a appris sur le tas.
 
Down in naked city : Vous pensez que c'est lié à son jeu de basse essentiellement rythmique et peu mélodique ?
 
Adrien : Je pense que si on avait un bassiste très technique notre musique n'aurait pas été différente, les lignes de basse de nos chansons son à l'image de celle des groupes que nous aimons comme Bloc Party ou Arctic Monkeys.
 
(Géraldine arrive. Ndlr.)
 
Down in naked city : Justement nous parlions de tes lignes de basse !
 
Géraldine : Je viens juste taxer une clope mais je peux parler de mes lignes de basse (rires.)
 
Down in naked city : Nous-nous demandions si le fait d'apprendre la basse « sur le tas » explique le fait que tes lignes de basses soient plutôt rythmiques et non mélodique...
 
Géraldine : Bien sûr mais notre musique s'y prête, avec l'habitude je m'autorise des lignes de basse plus compliquée, cela dit je ne serai jamais une bassiste de funk et je ne vois pas l'utilité d'un bassiste a plein temps, nous sommes bien tout les quatre.
 
Down in naked city : Géraldine tu es étudiante en seconde année de médecine et tu envisages des projets humanitaires, avez vous déjà pensez à jouer pour des causes sociales ?
 
Géraldine : Nous devions jouer pour le Téléthon dans la fac de médecine mais nous avions déjà le concert pour les « rockeurs ont du coeur. »
 
Down in naked city : Certes, mais cela ne vous empêche pas d'organiser quelque chose ?
 
Adrien : Nous ne sommes pas assez fort pour organiser des concerts, on joue là où on nous propose, ce fut le cas pour les « rockeurs ont du coeur. », c'est une bonne cause, tu paies l'entrée avec des denrées alimentaires. Pour le moment notre faible notoriété nous empêche d'organiser ce genre concert.
 
Down in naked city : Au-delà de ce que ça peut rapporter financièrement il y a également le partage humain, l'attention porté.
 
Adrien : C'est vrai, mais il y a aussi le problème de l'organisation.
 
Down in naked city : La relation amoureuse entre Géraldine et Adrien influence-t-elle le groupe ?
 
Géraldine :  (gênée) Mais de quelle relation parles-tu ?
 
Down in naked city : Vous faites des reprises ?
 
Adrien : Lorsque nous avons enregistré notre album nous avons seulement enregistré Try Again de Alia. ( Adrien et Jules se mettent à chanter. Ndlr.)
 
par Down in naked city
Lundi 19 novembre 2007
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